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( 13 juillet, 2018 )

Fêtes

Voici venue la saison des festivités et commémorations avec son lot de rassemblements populaires comme

Les feux d’artifices

Les feux d’artifices tradition millénaire qui nous vient de Chine et qui consiste à illuminer le ciel à grand bruit.

Ils attirent et fascinent les foules qui manifestent leur admiration à grands coups de HO et de HA.

Sont-ils des moments de cohésion ?

Sont-ils une forme de poudre aux yeux ?

Quels effets ont-ils sur l’environnement ?

Quel est leur coût ?

Le prix de la prestation:

750 000 € pour Paris

100 à 200 000 € pour les villes moyennes

5000 € pour les villages

Il ne s’agit que de la prestation, il faut y ajouter la logistique, sécurisation et encadrement du public.

Il ne s’agit pas d’une dépense annuelle.

Les occasions de feux d’artifices se multiplient :

14 juillet bien sûr

mais aussi fêtes locales (fêtes de pécheurs, St Jean)

ou encore commémoration de compétitions sportives, départ de régates, passages de bateaux d’exceptions (Hermione).

Parfois même anniversaire de jumelage.

Avez-vous compté le nombre de feux d’artifices dans votre commune ?

 

Quel impact sur l’environnement ?

Il faut savoir que les feux d’artifice sont essentiellement composés de ce qu’on appelle la « poudre noire ». C’est une forme de poudre similaire à la poudre à canon, qui sert de combustible aux bombes des feux d’artifice.

Cette poudre noire varie en composition en fonction des techniques utilisées et des couleurs que l’on veut obtenir, mais elle est toujours composée d’une grande partie de carbone, de souffre et de nitrate de potassium.

Ensuite, on ajoute à cette poudre différents éléments chimiques en fonction du résultat que l’on veut obtenir :

Au total, plus d’une douzaine de composants peuvent être utilisés (zinc, potassium, calcium, sodium, magnésium, fer, souffre, antimoine…).

Pour un feu d’artifice de l’envergure de celui de Paris pour le 14 juillet, qui utilise environ 30 tonnes de poudre (d’après le Ministère des Affaires Etrangères), cela représente donc 14.7 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Soit environ l’équivalent de 91 000 km en voiture

La pollution sonore engendrée par les feux d’artifice est également un problème pour la biodiversité locale qui peut être effrayée, voire blessée par les bruits des feux d’artifice.

Il faudrait encore ajouter la quantité de déchets de cartons et de plastiques qui sont expulsés autour des feux d’artifice au moment des explosions et qui ne sont pas toujours ramassés à 100%

Notamment quand les feux d’artifice sont tirés au-dessus d’un fleuve ou d’un port.

Des alternatives commencent à se mettre en place néanmoins : certains fabricants notamment en Chine (où la question de la pollution causée par les feux d’artifice fait énormément débat), ont commencé à commercialiser des feux d’artifice sans sulfite, sans explosifs, fonctionnant grâce à des technologies à air comprimé. 

D’un autre côté, on remplace progressivement les feux d’artifice par des spectacles sons et lumières, moins nocifs. Du côté des innovations, on peut aussi parler de l’initiative d’Intel, Drone 100, qui utilise des drones illuminés dansant dans le ciel pour remplacer les feux d’artifice (mais il faudrait encore voir si cela permet d’être moins polluant à long terme…).

On pourrait aussi imaginer un spectacle sons et lumières par des projections par des canons à eau à partir de bateaux.

Notre port s’y prêterait parfaitement et ce spectacle éviterait les risques d’incendie comme nos collines en ont connu.

Il y a donc d’autres manières de célébrer nos fêtes nationales et commémorations !


 

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